L'alcool au volant
L'alcool au volant
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"Ce que j'ai vu au tribunal et au commissariat, ça m'a fait réfléchir." |
C'était il y a 3 ans. On est allé fêter le départ pour le Sénégal d'un ami militaire au restaurant. J'étais en voiture… En rentrant chez moi ensuite, j'ai eu un accident. Une voiture est arrivée très vite à un carrefour et m'a percuté avant d'aller s'enrouler autour d'un lampadaire. Je n'étais pas en tort et personne n'a été blessé, mais les deux voitures étaient complètement foutues. La police est arrivée très vite sur les lieux. Il était 3 heures du matin et ils ont fait passer un alcootest aux deux conducteurs impliqués. Une procédure qui n'était pas obligatoire à l'époque mais qui est depuis devenue systématique. Et j'étais positif à 0,87 g/L… Ils m'ont immédiatement confisqué mon permis et m'ont emmené passer la nuit au poste. Extrêmement désagréable quand on vient juste de casser sa voiture. ![]() Le lendemain, on m'a notifié le retrait de mon permis de conduire. D'abord pour trois mois. Après, on me l'a rendu dans l'attente du procès, qui est intervenu bien après. Au total, le juge m'a condamné à 7 mois de retrait de permis ; il me restait donc 4 mois à faire. Et à l'issue du procès, on m'a de nouveau retiré mon permis pour 4 mois. Là-bas, au tribunal, j'ai eu un choc : il y avait un tel nombre de personnes qui étaient récidivistes, multi-récidivistes. Comme des abonnés au volant ivre. A un moment, lors du rappel des faits par le procureur, on entend des choses qui semblent tellement absurdes qu'elles font rire l'assemblée… mais qui n'en restent pas moins mortellement dangereuses. Comme ce chauffeur, arrêté devant un commissariat, qui conduisait en état d'ébriété alors qu'il était déjà sous le coup d'un retrait de permis. Ou bien cette femme saoule qu'on a amenée en cellule après moi, qui avait été impliquée dans un accident. Sauf qu'en face, l'autre conducteur était mort sur le coup. Et que cette femme a pris de la prison ferme. Ca m'a vraiment fait réfléchir. D'autant plus qu'avant de me faire arrêter, j'étais déjà quelqu'un qui avait tendance à ne pas prendre la voiture quand je sortais et que je savais que j'allais boire. J'y allais en métro et je rentrais en taxi. Après ce qui m'est arrivé, et surtout ce que j'ai vu le jour du procès, c'est devenu une règle d'or. Ca arrive tellement vite que je me dis qu'on ne peut jamais être assez prudent pour prendre en compte les risques liés à soi, et ceux induits par les autres. Comme depuis, je suis en plus devenu papa, ça a vraiment changé ma façon de me conduire. Heureusement, vis à vis de l'assurance, mon alcoolémie positive n'a pas eu trop de conséquences, dans la mesure où je n'étais pas en tort. Si j'avais été à l'origine de l'accident, mon assureur aurait certainement pu me refuser le remboursement. Par contre, j'ai eu terriblement de mal à retrouver un assureur par la suite : soit on me refusait, soit on m'acceptait en demandant des tarifs et des franchises exorbitantes. |













