La vue au volant
Les enquêtes Zérotracas
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"Ca me rassure d'avoir un avis médical surtout quand on conduit des engins qui font parfois plus de 30 tonnes." |
La vue, c'est ce qui compte le plus dans notre métier. Quand on est constamment sur la route, il faut avoir une bonne vue. Avec ou sans lunettes, là n'est pas le problème. Mais le conducteur doit être en mesure de parfaitement voir la route et les conditions dans lesquelles il circule. Surtout la nuit, lorsque la visibilité est réduite, que les yeux sont souvent fatigués. Les chauffeurs routiers passent un examen médical lors de l'obtention du permis puis un contrôle tous les 5 ans. A chaque fois, la vue est soigneusement examinée. Ca me rassure d'avoir un avis médical. Je sais que je peux partir sur la route sans craindre le coup de fatigue ou de voir tout d'un coup la route floue. C'est important quand on conduit des engins qui font parfois plus de 30 tonnes. On ne s'arrête pas en filant un gros coup de frein. Cela dit, une visite tous les 5 ans, c'est peut-être insuffisant. Je vois autour de moi, et notamment chez mon fils aîné, que la vue change rapidement, parfois d'une année sur l'autre. C'est vrai que si on veut être sûr de la qualité de la vue de l'ensemble des chauffeurs de la profession, il faudrait peut-être augmenter la fréquence des visites, les rapprocher. En faire une tous les 2 ans. Ou une par an. Les chauffeurs qui roulent la nuit, par exemple, constatent que leur vue se fatigue plus rapidement. De même dès qu'il pleut, les yeux sont plus sollicités, les contrastes sont réduits. On est donc plus concentré, et c'est normal que la vue se fatigue plus vite. En fin de journée, les yeux se fatiguent plus vite. C'est pour cela aussi que je dis que la vue n'est pas le seul élément auquel le chauffeur routier doit prêter attention. Il doit aussi veiller à préserver son capital de vigilance. Parce qu'une bonne vue ne sert à rien quand on est fatigué. |











