La route en automne

12 Novembre 2003

Les feuilles mortes se ramassent à la pelle…


…les souvenirs et les regrets aussi…
En automne sur la route, ce qu’on peut être amené à regretter, c’est de ne pas avoir de bons pneus sous une pluie battante. Quant aux souvenirs, celui qui a déjà vu un sanglier surgir devant son pare - chocs au milieu d’une purée de pois ne l’oublie jamais. Et même les feuilles mortes rendent la chaussée glissante, particulièrement pour les motos (et les piétons).

De septembre à décembre, pluie, brouillard et gibier sont les trois fléaux de la conduite. Pour éviter les mauvaises surprises des mois en « r », Zérotracas.com vous rappelle, sans en avoir l’air, quelques évidences.


lui écrire

Lire sa bio

" Si un sanglier déboule devant vous, à faible vitesse, vous essayerez bien sûr de l'éviter. Mais, au-delà de 60-70 km/h, ne risquez pas le coup de volant. Surtout sur route mouillée, vous avez toutes les chances de partir en tête-à-queue. En fait, quel que soit l'obstacle, il n'y a qu'une solution : cramponnez le volant fermement pour garder la ligne et freinez au maximum pour limiter les dégâts si ça cogne. Éventuellement, vous pouvez aussi faire une prière…"


…les souvenirs et les regrets aussi…
En automne sur la route, ce qu’on peut être amené à regretter, c’est de ne pas avoir de bons pneus sous une pluie battante. Quant aux souvenirs, celui qui a déjà vu un sanglier surgir devant son pare - chocs au milieu d’une purée de pois ne l’oublie jamais. Et même les feuilles mortes rendent la chaussée glissante, particulièrement pour les motos (et les piétons).

De septembre à décembre, pluie, brouillard et gibier sont les trois fléaux de la conduite. Pour éviter les mauvaises surprises des mois en « r », Zérotracas.com vous rappelle, sans en avoir l’air, quelques évidences.

Pluviôse et ventôse

C’est ainsi que les Révolutionnaires de 1789 appelaient les mois d’automne. Ça avait le mérite d’être clair. 200 ans plus tard, pour passer le cap de la pluie et du vent au volant, il convient : de voir, d’être vu, de tenir à la route…et à la vie.

Ce qui peut se traduire par : nettoyer phares et pare - brise (y compris l’intérieur), changer de balais d’essuie-glace, vérifier les pneus (voire les changer) et adapter sa vitesse aux conditions extérieures. Rappelons que les distances de freinage augmentent considérablement sur route mouillée, même avec des pneus neufs.

Sous le crachin d’automne, il est toujours conseillé d’allumer les feux de position (veilleuses) et même les feux de croisement quand le jour baisse. Mais attention : pas d’antibrouillard arrière, dont l’usage est réservé aux conditions qu’indique leur nom. Toute utilisation intempestive peut vous coûter 135 € et 4 points.

Brouillardose

Ce mois là n’existait pas. Pourtant voilà bien un fléau automnal. En épais nuage ou par couches successives, il fait de l’automobiliste un « presque - aveugle ». Si votre véhicule est équipé d’antibrouillards, c’est le moment (et le seul autorisé) de les allumer.

Evidemment, vous réduirez aussi votre vitesse. C’est très simple : par moins de 50 mètres de visibilité, vous ne devez pas dépasser le 50 km/h. Et attention : pas besoin de radar automatique pour vous verbaliser. Si un agent estime que votre vitesse n’est pas adaptée à la visibilité (et qu’il vous voit), il peut vous pénaliser.

Dernier conseil : méfiez-vous de « l’aspirateur », cette technique qu’on pense rassurante et qui consiste à coller aux feux arrière de la voiture qui précède. C’est ainsi  que se forme des caravanes de véhicules roulant à l’aveuglette. Si le premier de la file est un fou du volant, tout le monde accélère et au moindre ralentissement, personne n’a le temps de freiner. Carambolage assuré.

La chasse est ouverte

Mais elle est très dangereuse au volant d’une voiture. Chaque année, cent personnes meurent après avoir percuté un sanglier ou un chevreuil. Et encore, on ne compte pas ceux qu’on retrouve encastrés dans un arbre et qui ne peuvent plus raconter leur brillante tentative d’évitement.

Les réseaux routiers et autoroutiers traversent des forêts où vivent des animaux. En automne, à cause de la chasse, et au printemps, pour la reproduction, les bêtes sauvages transhument. Elles se moquent pas mal des quelques mètres de bitume qui gâchent leur territoire et où roulent d’autres bêtes, tout aussi sauvages, mais mécanisées : vous. Alors, les animaux traversent, et sans toujours regarder à droite et à gauche. Ne faites pas comme eux : regardez le très joli panneau qui signale le danger, et tenez en compte : il n’est pas que décoratif et vous invite à lever le pied.

Dans tous les cas, lorsque vous passez par un sous-bois, particulièrement à l’aube et au crépuscule, ralentissez. Un sanglier adulte pèse plus de 100 kilos, et pas sûr que vous serez en état de vous régaler d’un civet après l’avoir percuté à 100 km/h.