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10 Février 2005
Lexique des abréviations automobiles
Allez chercher un peu de documentation chez n’importe quel concessionnaire, et essayez de comprendre. La voiture est aujourd’hui bardée de brevets aux acronymes mystérieux et on n’y comprend plus rien. D’autant que, selon les constructeurs, le même système (ou presque) change de nom.
Pour vous y retrouver dans cette jungle d’abréviations, Zérotracas vous a concocté ce petit dictionnaire.
Le freinage
Le système antiblocage (ABS) est apparu en 1978 sur les grosses berlines allemandes. 27 ans plus tard, il est obligatoire en France sur toutes les voitures. Dans le haut de gamme, le freinage est couplé à tout un tas d’autres sophistications électroniques et on n’a même plus besoin d’appuyer sur la pédale pour qu’il se déclenche.
- ABS (Antilock Brake System) : empêche le blocage des roues lors d’un freinage d’urgence, mais ne raccourcit pas la distance de freinage. Cet “ancêtre“ aujourd’hui universel a donné naissance à d’autres inventions majeures, et pas seulement pour le freinage.
- CBC (Cornering Brake Control) : correcteur électronique de pression de freinage en courbe. Monté sur les BMW, le système joue sur la pression de freinage des roues d’un même essieu et évite le survirage. Oubliez les dérapages. Peut s’appeler ESBS chez certains constructeurs.
- Distronic : ce n’est pas vraiment un système de freinage, mais le régulateur de distance piloté par radar chez Mercedes. Par des impulsions de freinage ou des accélérations, le Distronic conserve une distance idéale entre vous et les voitures qui vous suivent ou vous précèdent.
- EBD (Electronic Brakeforce Distribution) : répartiteur de freinage électronique. Il remplace l’ancien répartiteur mécanique sur l’essieu arrière, dont il empêche le blocage en contrôlant la pression du freinage indépendamment de la charge du véhicule. Également nommé EBV chez d’autres constructeurs.
- PCCB (Porsche Ceramic Composite Brake) : les disques carbone-céramique sont une exclusivité Porsche. Sans doute plus efficaces que les disques ordinaires, mais ça reste à démontrer.
- SBC (Sensotronic Brake Control) : freinage électro-hydraulique des grosses Mercedes. Grâce à la technologie by wire, la pédale transmet l’ordre de freinage par voie électronique et le système répartit la puissance indépendamment aux 4 roues. Ça peut surprendre le conducteur.
- AFU (Aide au Freinage d’Urgence) : ensemble de systèmes qui, lorsqu’ils détectent la situation, amplifient le freinage en augmentant la pression du circuit de frein. L’AFU prend le nom de BAS chez Mercedes, DBC chez BMW, EBA chez Volvo, HBA chez Volkswagen. Souvent, l’AFU déclenche aussi l’allumage des feux de détresse.
Le contrôle de stabilité.
L’avènement de l’ABS a permis de développer des systèmes de contrôle de la stabilité utilisant les mêmes centrale hydraulique et gestion électronique. Des capteurs (vitesse de rotation des roues, angle de braquage…) détectent les sur virages ou sous-virages et déclenchent le freinage sélectif des roues pour éviter une mauvaise trajectoire. Très sécurisants, notamment sur route mouillée, ces systèmes sont souvent débrayables afin que ceux qui le souhaitent puisse avoir une conduite sportive.
- ESP (Electronic Stability Program) : en intervenant sur les freins et la gestion moteur, ce contrôle dynamique de conduite permet de conserver une trajectoire parfaite en virage. Cette sophistication très répandue aujourd’hui prend différent nom selon le constructeur : DCS chez Jaguar, DCS III chez BMW, DSTC chez Volvo, VDC chez Alfa Roméo, VSC chez Lexus, PSM chez Porsche…).
- EDS (Electronic Differential System) : système de différentiel autobloquant et automatisé qui évite le patinage de la roue motrice intérieure en virage et les pertes d’adhérence. Ce type d’assistance, souvent couplé au précédent, s’appelle ADB, CSV ou LSD selon les constructeurs.
La direction.
Tout a commencé avec la direction assistée. Mais c’était la préhistoire puisque toutes les voitures (ou presque) en sont aujourd’hui équipées. Certains constructeurs de voitures sportives ont développé d’autres systèmes pour faciliter le pilotage. Citons le AFS (Active Front Steering) de BMW qui module l’assistance de direction selon la situation (vitesse, courbe, etc.).
L’antipatinage.
Encore une avancée dérivée de l’ABS. Lors de l’accélération, l’antipatinage régule le couple des roues motrices en déclenchant des impulsions de freinage et en réduisant la puissance du moteur jusqu’à la reprise de l’adhérence.
- ASR (anti Slip Regulation) : le système agit comme nous venons de l’expliquer. C’est la version « de base » qui s’appelle ETC chez Opel, TCS chez Saab et TRACS chez Volvo.
- ASC+T (Anti Slip Control + Traction) : système ASR de BMW. Prend le nom de ASC-X pour les voitures à transmission intégrale. Sur le très haut de gamme de la marque, on parle de DTC (Dynamic Traction Control) qui prend en compte le revêtement.
Les suspensions.
Citroën, il y a déjà fort longtemps, avait inauguré en lançant la suspension hydropneumatique. La marque aux chevrons est aujourd’hui rattrapée : les suspensions des voitures de luxe sont pilotées électroniquement et s’adaptent à la charge, la vitesse et l’accélération.
- ABC (Active Body Control) : sur les grosses Mercedes, c’est le nom donné aux systèmes de commande des vérins qui adaptent l’amortissement pour préserver le confort. Le système s’appelle CATS (Computer Active Technology Suspension) chez Jaguar et EDC chez BMW.
La boîte de vitesse.
Avant, il y avait les boîtes manuelles (BVM) et les automatiques (BVA). L’avenir de la transmission est « à « commande séquentielle », vaste famille où l’on se passe d’embrayage et qui se divise en 2 grandes catégories, déclinées par les constructeurs.
- Les boîtes automatiques à convertisseur (BAC, même si cette abréviation est peu utilisée) : elles sont équipées d’une commande qui verrouille les rapports.
- Les boîtes mécaniques robotisées (BMR) : plus réactives (à priori) que les précédentes, celle ci sont issues de la Formule 1. Ce sont des boîtes manuelles dont la commande de changement de rapport se trouve au volant. D’un doigt, on change de rapport sans embrayage.
- CVT (Continuously Variable Transmission) : transmission automatique à variation continue, fonctionnant comme le variateur d’un scooter à l’aide d’une courroie. Équipe certaines MG et s’appelle Multitronic chez Audi, qui remplace la courroie par une chaîne, ce qui permet d’éviter le patinage. Cette dernière est l’une des meilleures boîtes du marché.
- DSG (Direct Shift Gearbox) : BMR développée par Audi et Volkswagen qui change de rapport sans rupture de couple, et donc sans à-coup, grâce à deux embrayages automatiques et à la présélection des rapports.
- F1 : la commande de BMR de Ferrari. La Rolls du genre, si l’on peut dire… Même principe chez Maserati sous le nom de Cambiocorsa et de Selespeed chez Alfa-Romeo.
- SMG II (Sequantial Motorsport Gearbox II) : un peu le même principe que la précédente, mais chez BMW, et qui propose 11 modes de fonctionnement, du plus doux au plus sportif. La variante SMG-C est simplifiée.
- Tiptronic : la Smart a popularisé cette BAC toute simple. Porsche en a développé une version plus virile, la Tiptronic S.
La distribution variable.
Ces systèmes commandent les soupapes (moment, levée, dure) afin d’offrir un rapport couple-puissance optimal à tous les régimes moteur.
- iVTEC (Variable valve Timing and Electronic lift Control) : plus intelligent (comme l’atteste le « i ») que l’ancien VTEC de Honda , il agit sur les soupapes et le calage de l’arbre d’admission. Le système se nomme VVTLi chez Toyota.
- VANOS (Variable Nockenwelle System) : le système BMW règle en continu le calage de l’admission et de l’échappement. Le même genre d’équipement peut s’appeler Variocam Plus chez Porsche et VVC chez Rover et MG.
Ailleurs dans le moteur.
Notre liste n’est évidemment pas exhaustive, mais ce sont les nouveautés.
- FPS (Fire Prevention System) : en cas d’accident, le système coupe l’alimentation électrique et l’arrivée de carburant pour éviter l’incendie.
- FSI (Fuel Stratified Injection) : injection directe de l’essence permettant une combustion optimale et réduisant par le fait la consommation. Nommé JTS chez certains constructeurs.
- MSR (Motor Schlepp Regulung) : avec un nom pareil, ça doit venir d’Allemagne. Cette régulation électronique du couple moteur empêche le blocage des roues lors d’une décélération. Bien utile sur route mouillée.
- Twin Spark : sur les Alfa-Romeo, chaque cylindre possède 2 bougies, provoquant un double allumage. Bang-bang.
- ZAS (Zylinder Abschaltung System) : sur les très grosses Mercedes, ce système coupe la moitié des cylindres en fonction de la puissance requise. Evidemment, si on garde 6 cylindres sur 12, on consomme et on pollue moins. Mais alors à quoi bon avoir un V12 ?









