Téléphone portable

16 Octobre 2003

Raccrochez, c’est une horreur !




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« Au lieu de vendre leur forfait à grands coups de promo, les opérateurs auraient mieux fait d’organiser des formations pour comprendre le bon usage du portable. Il est évident que le téléphone détourne l’attention du conducteur. C’est, encore une fois, une question de bon sens, à laquelle la loi doit se substituer. Dommage…

D’ailleurs, piétons et cyclistes feraient bien de faire aussi attention :les premiers traversent sans regarder et les seconds roulent le nez au vent et l’oreille collée au portable. S’ils ne s’auto-disciplinent pas rapidement, une autre loi les y contraindra et le portable sera interdit partout…sauf chez soi ! »


Aujourd’hui, le portable est omniprésent, et même nos grands parents sont équipés ! On téléphone partout, tout le temps, et souvent pour ne rien dire, mais passons.

Il est pourtant un endroit où, après des années de flottement législatif, il est vraiment interdit de téléphoner : c’est lorsqu’on conduit sa voiture.

Depuis le 31 mars 2003 et l’application du décret 293, l’usage d’un téléphone en main est interdit au volant. Sanction : amende de 2ème classe (35 euros) et 2 points de moins sur le permis.

Pourquoi ?

Tous celles et ceux (c’est-à-dire chacun d’entre vous) qui ont déjà suivi une voiture dont le conducteur téléphonait conviendront de l’utilité d’une telle mesure répressive.

Des études scientifiques ont d’ailleurs montré que l’usage du téléphone au volant multipliait par 4 les risques d’accident, et même par 6 pendant les cinq premières minutes de communication. D’autant que la moitié des conducteurs décroche dans les deux secondes, c'est-à-dire dans l'urgence, en accordant la priorité à cette tâche. C’est d’ailleurs au décroché qu’ont lieu 42% des accidents liés au portable.

Pendant la conversation téléphonique, la conduite est comparable à celle en état d’ivresse : l’attention se relâche, le regard se focalise sur le devant de la route, les temps de réaction augmentent, on mord la ligne médiane et l’allure moyenne diminue.

D’ailleurs, plus de 3/4 des conducteurs en train de téléphoner oublient de s'arrêter au passage piéton, et à peine 1/3 se souviennent des panneaux de signalisation qu'ils viennent de croiser !

Les mains en liberté

Pour l’instant, le législateur n’a pas statué sur le kit main-libre (façon de parler puisque, sauf à posséder un mobile à reconnaissance vocale, c’est encore avec vos petits doigts que vous devrez composer le numéro : 31% des
accidents liés au portable pendant cette phase).

Toutefois, tous les symptômes de l’automobiliste-téléphonant sont les mêmes, qu’il tienne l’appareil en main ou non.

D’autant que la loi veut que l’automobiliste soit tout à sa conduite. En cas d’accident grave, il se peut qu’il y ait une enquête pour savoir si, au moment de l’impact, vous n’étiez pas en train de régler un différend client ou un rendez-vous galant.

D’ailleurs, vous pourrez être verbalisé, même en utilisant un kit main-libre. Et la Prévention Routière recommande de s’interdire purement et simplement de téléphoner en conduisant.

Alors, je le jette mon portable ?

Bien sûr que non ! Il est même fortement conseillé à tous les automobilistes qui s'apprêtent à effectuer un long trajet d'emmener un téléphone portable chargé avec eux ; bien utile en cas d’accident pour prévenir les secours.

Mais, il est impératif de couper le portable lorsque l'on roule, de brancher sa messagerie, et de s'arrêter dans un lieu adapté pour téléphoner ou écouter les messages. C'est-à-dire ni sur la bande d'arrêt d'urgence lorsqu'on est sur l'autoroute, ni en double file ou au feu rouge lorsqu'on est en ville.