Les petits Rois de la petite reine.

28 Mai 2004

Le vélo en toute sécurité.

C'est le printemps ! Fini la pluie, le froid, la neige, le verglas. En attendant la canicule annoncée, voilà le moment idéal pour ressortir des caves, garages et remises, les vélos qui hibernaient.

Le vélo, c'est bon pour le coeur, le poids, la coordination, l'équilibre, et même le moral quand il fait beau.

Le vélo n'est pas si dangereux et Zérotracas.com vous remet en selle dans la bonne direction.


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« D'abord, il faut rappeler aux 4 roues que dans une société civilisée, le plus fort doit faire attention au plus faible, même si son ego est blessé. Renverser un 2 roues, même s'il est en tort, est une expérience monstrueuse et mieux vaut perdre quelques minutes à se traîner derrière deux cyclistes de front (c'est toléré).

Ensuite, il convient de faire une distinction entre la bicyclette, qui est un moyen de se déplacer, et le vélo, qui est un sport. Mais pour ces deux activités, j'en appelle aux pouvoirs publics.

Les pistes cyclables sont des endroits formidables, sauf qu'elles sont souvent mal entretenues et parfois inutilisables après un week-end de fête. Moi qui parcours plus de 12000 km par an en vélo, je peux vous dire que mon budget-pneu est très important. Et pourquoi, à Paris, avoir opérer ce mariage de la carpe et du lapin en mettant sur une même file vélos et bus ? C'est ridicule et dangereux, notamment quand la pluie rend hyper glissantes ces voies couvertes de gasoil.

Par ailleurs, dans une société qui prône le sport, il est insensé de ne pas offrir plus de terrain pour les vélos. À Paris encore, seuls les bois de Vincennes et de Boulogne sont prévus pour pédaler vite, sauf la nuit puisqu'elles ne sont pas éclairées. Passons. Car le pire, c'est que les pistes de Boulogne sont interdites aux cyclistes dès qu'il y a une manifestation hippique ! Fréquent près d'un hippodrome ! Un accès souterrain pour les chevaux permettait pourtant aux vélos de circuler librement le dimanche.

Alors, incitons les mairies et les collectivités territoriales à créer et entretenir des infrastructures intelligentes pour que la pratique du vélo et l'usage de la bicyclette se développent


C'est le printemps ! Fini la pluie, le froid, la neige, le verglas. En attendant la canicule annoncée, voilà le moment idéal pour ressortir des caves, garages et remises, les vélos qui hibernaient. Le vélo, c'est bon pour le coeur, le poids, la coordination, l'équilibre, et même le moral quand il fait beau.

D'ailleurs, les vrais fondus de vélo, ceux qui le pratiquent comme un sport dominical, pédalent déjà. Mais même ceux-là hésitent à enfourcher leur vélo au quotidien : trop dangereux, trop salissant, trop facile à voler. Pourtant, il suffirait de peu de choses pour convaincre les Français de se déplacer plus à vélo et d'épargner nos centres-villes engorgés : des endroits sûrs pour se garer, des voies aménagées et un peu d'attention de la part de tous les usagers de la route, à commencer par les cyclistes eux-mêmes.

D'ailleurs, avant de s'élancer sur les routes et les rues, et avant surtout de laisser nos chères têtes blondes (casquées) prendre le guidon, quelques vérifications de la machine et du terrain s'imposent. Le vélo n'est pas si
dangereux et Zérotracas.com vous remet en selle dans la bonne direction.
 
Au regard du nombre de pratiquants, et du relatif irrespect pour le code de la route dont ils font souvent preuve, les cyclistes sont beaucoup moins exposés que leurs camarades motorisés. À Paris par exemple, seul 1 accident de deux roues sur 10 implique un vélo. À cela une raison très simple : la vitesse. Presque tous les chocs mortels mettent en cause des véhicules roulant à plus de 30 km/h. Rare pour un vélo.

Mais que cela n'empêche pas les cyclistes de respecter certaines règles de prudence et d'y initier leurs enfants. Et aussi de se méfier de tous les autres usagers de la route, particulièrement des camions dont les chauffeurs ne les voient pas forcément. Alors grand braquet et on y va !
 
Qui veut pédaler loin prépare sa monture.

C'est évidemment la première chose à faire que d'avoir un vélo en bon état. Certains équipements sont obligatoires sur tous les vélos : feu avant éclairant, feu arrière rouge, signal sonore (timbre, sonnette...), catadioptres réfléchissants sur les pédales et les roues, et un frein sur chaque roue. D'autres sont facultatifs, mais fortement recommandés, tel le casque (on y reviendra), les vêtements clairs munis de bandes réfléchissantes, la plaque de propriété, la flèche réfléchissante.

Par ailleurs, on vérifiera ou l'on fera vérifier par un revendeur (ça ne coûte pas très cher) l'état et la pression des pneus, l'efficacité des freins (usure des patins, tensions et état des câbles....), le graissage de la chaîne et le fonctionnement du dérailleur.

Ensuite, un petit coup de chiffon, un bon antivol pour attacher le vélo à un point fixe et vous êtes presque prêt à partir.
 
Qui veut pédaler en toute sécurité s'équipe.
 
Revenez là une seconde, ce n'est pas fini.
Vous avez certes un super vélo en parfait état, mais vous ? Etes-vous suffisamment en forme ? Si vous n'avez pas fait de sport depuis les Jeux Olympiques de 1976 et que vous avez plus de 40 ans, mieux vaut en parler à votre médecin.
 
Ensuite, il convient de vous équiper. Le minimum, c'est un casque. La plupart des accidents de vélo sont de simples chutes, qui peuvent devenir graves si votre tête heurte brutalement la chaussée. Le casque est léger,
peu cher, confortable. Il est indispensable, surtout pour les enfants.

Pour le reste, faites comme bon vous semble, sachant que l'important en vélo, c'est d'être vu, d'où l'intérêt des vêtements clairs ou des baudriers réfléchissants.

Le pilotage du vélo.

N'allez pas croire que la route est un espace de totale liberté pour le cycliste. Comme chaque usager, il a des droits et des devoirs.

D'abord ne pas rouler sur autoroute (on dit ça s'il y a des dingues qui nous lisent), emprunter les pistes cyclables lorsqu'elles existent et, évidemment, respecter les grandes règles du code de la route (les feux, les stops, les priorités, etc.), auxquelles il faut familiariser les enfants.
 
Sur route : roulez à droite, en serrant dans les virages, mais pas trop près du bord pour éviter gravillons et ornières. Il est toléré de rouler à 2 de front, mais définitivement préférez la file indienne pour éviter aux voitures vous dépassant de faire une embardée dangereuse. Soyez très prudent si vous roulez de nuit et sur les routes à grande circulation, particulièrement en cas d'intempéries, et tenez fermement le guidon lorsqu'un camion vous double : l'appel d'air provoqué peut vous déséquilibrer. 

En ville : ne zigzaguez pas entre les voitures et gardez vos distances (1 mètre minimum) pour comprendre et anticiper les mouvements des autres véhicules (notamment si le conducteur téléphone !).
Positionnez-vous clairement sur la chaussée, à droite mais pas trop près du trottoir (un piéton peut en descendre) ni des voitures en stationnement (elles peuvent déboîter ou une portière s'ouvrir).

Faites-vous voir et entendre aux intersections et aux arrêts, en prenant soin de ne pas vous placer dans les angles morts des bus et des camions notamment.

La circulation des vélos est tolérée en zone piétonne, mais les marcheurs sont toujours prioritaires. Aussi respectez-les en n'empruntant pas les trottoirs, même si cela vous arrange pour gagner du temps ou vous permettre de prendre une rue à sens interdit.

En selle les enfants !

Regarder son petit chéri s'éloigner fièrement sur sa bicyclette au milieu d'une foule de bagnoles est une angoisse que tous les parents connaissent un jour.

Pourtant, le vélo est, pour l'enfant, un formidable moyen de transport, un gage de liberté et un excellent exercice physique.

Évidemment, il convient de le préparer aux dangers de la route, lors de trajets effectués en famille ou sous la surveillance d'un adulte. On en profitera pour lui inculquer les règles élémentaires de la prudence et du code de la route, comme on lui aura appris plus jeune à traverser la rue.

Avant de laisser un enfant libre de ses déplacements, mieux vaut le tester sur des parcours connus et d'en avoir repéré les dangers avec lui : croisements, infiltration dans le trafic, problème de visibilité, etc. Évidemment, vous imposerez fermement le port du casque : un enfant à vélo tombe souvent, en général sans gravité si sa tête est protégée.

Ensuite, ce sera à vous, parents, de prendre la responsabilité de le lâcher. Faites le avec prudence, mais faites-le. Ce que vous lui interdisez, il le fera en cachette.
 
Conclusion à l'attention des non-cyclistes.
 
Amis chauffeurs routiers et de bus, selon certains chiffres, vous êtes impliqués dans près d'un tiers des accidents mortels en vélo. Bien sûr vous êtes gros et ne pouvez pas toujours voir les cyclistes qui font du gymkhana pendant que vous manoeuvrez. Mais signalez clairement vos intentions aux cyclistes ; ça vous évitera d'en retrouver un collé sous vos roues. 

Amis automobilistes, par pitié, prenez aussi garde aux cyclistes. Ne les serrez pas en les doublant, signalez vos changements de direction, regardez avant d'ouvrir votre portière, respectez les limitations de vitesse et les
priorités. Au-delà, soyez sympas avec eux : ne leur coupez pas la route en pleine montée par exemple.

Amis piétons, attention en traversant : ce n'est pas parce qu'un vélo est silencieux qu'il est indolore de se le prendre dans le dos. Et vous amis motards, rappelez-vous que le cycliste est dans une position similaire et
encore plus fragile que la vôtre. Alors respect.

Et vous tous, pourquoi ne pas enfourcher un vélo lors de vos petits déplacements ? C'est certainement l'avenir de nos villes, et peut-être de votre santé.